Un petit hommage à Georges Arzelier
En France, de nombreuses rues et places portent le nom de chefs militaires célèbres des deux guerres mondiales : Georges Clemenceau, Ferdinand Foch, Charles de Gaulle. Des hommes qui ont marqué l'histoire et sont devenus des symboles nationaux.
Notre rue porte le nom de Georges Arzelier. Ce n'était ni un général, ni un homme politique, mais un simple garçon originaire de Chomérac, tombé au combat pendant la Première Guerre mondiale. Presque personne ne connaît son nom. Voici donc son histoire, en hommage à Georges et aux millions d'autres jeunes hommes qui ont péri sans gloire entre 1914 et 1918.
Georges est né le 22 mai 1897 à Chomérac, fils de Ledoïs Gustave et Clémentine Arzelier, et a grandi dans le village. Au cours de l'été 1914, la France est entrée en guerre. Georges n'a probablement pas beaucoup entendu parler de la guerre sanglante qui s'est déroulée dans le nord au cours des années suivantes. Jusqu'à ce qu'il parte pour le front au début de l'année 1917.
Au printemps de cette année-là, en tant que soldat du 21e régiment, il se retrouva rapidement dans l'enfer de l'offensive de Nivelle. L'initiateur de cette offensive française était le général Robert Nivelle, qui voulait forcer une percée rapide des lignes allemandes sur le front occidental. Au centre de la zone à conquérir se trouvait le Chemin des Dames, une route de 25 kilomètres entre Reims et Sissons, qui s'étend d'est en ouest sur une crête parallèle à la rivière Aisne. Cette route était aux mains des Allemands depuis deux ans et demi et constituait une ligne de défense naturelle.
Nivelle promettait une victoire décisive dans les 48 heures. Il en fut tout autrement. Le général ayant été trop bavard, tout le monde savait qu'une attaque était imminente. Y compris les Allemands, qui avaient pris leurs précautions.
L'offensive commença le 16 avril à 6 heures du matin. Au bout d'une heure, c'était déjà fini pour les Français.
Tout alla de travers. Pour commencer, les troupes françaises durent escalader l'Aisne jusqu'au Chemin des Dames. Pendant l'ascension, elles furent massivement prises sous le feu ennemi. La météo était également défavorable. La pluie transforma la pente déjà défoncée en une mare de boue. Sans cesse, de nouvelles troupes tentaient de gravir la pente, à la rencontre de la mort. Ce n'est qu'au bout de cinq jours que Nivelle annula les assauts. On déplora 120 000 morts et blessés français.
Les combats allaient encore durer six mois. Début mai, des combats acharnés ont eu lieu près de Vauxaillon, un village stratégique.
C'est là que Georges a été gravement blessé le 11 mai. Il est décédé trois jours plus tard à l'hôpital de campagne 237.
Mort pour la France, comme on dit ici. Il aurait eu 20 ans le 22 mai 1917.
Il est enterré au cimetière général de Chomérac.
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