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Le Petit Moras et la soie

Le Petit Moras et la soie

Lorsque nous avons acheté Le Petit Moras, nous n'avions aucune connaissance en matière de sériciculture. Ce qui n'est bien sûr pas acceptable lorsque l'on devient propriétaire d'un ancien élevage de vers à soie !

Je me suis plongée dans la riche histoire de la sériciculture en Ardèche. Et ce qui est formidable, c'est que cet univers a vraiment pris vie pour moi. Comme si les histoires continuaient de circuler entre les murs épais... Je vous invite à remonter le temps avec moi.

Placez-vous dans l'aile gauche de la ferme et fermez légèrement les yeux. Imaginez une pièce lumineuse et bien ventilée à l'étage. Le long des murs se trouvent des étagères en bois avec des fenêtres plates ou des nattes sur lesquelles reposent les vers à soie. Ces larves de papillon de soie sont de véritables gloutons : elles sont nourries plusieurs fois par jour avec des feuilles fraîches et juteuses du mûrier.

La température et l'hygiène dans la nurserie sont cruciales : tout est soigneusement nettoyé pour éviter les maladies. Après quelques semaines, les chenilles commencent à tisser leur cocon. Ces cocons sont récoltés et vendus aux filatures de soie. Un travail intensif, qui sera également effectué dans notre ferme par toute la famille.

La première filature de la région est d'ailleurs construite à Chomérac. Cela doit être peu après 1752. Cette année-là, un certain Henri Deyzier est chargé par l'inspecteur Vaucanson, un haut fonctionnaire à la cour de Louis XV, de construire la Manufacture Royale de la Soie. Ensuite, tout s'accélère. À un moment donné, Chomérac compte au moins sept usines de soie.

La sériciculture devient ainsi une source de revenus importante en Ardèche. Mais la situation change au milieu du XIXe siècle, lorsque des maladies se déclarent. Les vers à soie meurent en masse, ce qui met les éleveurs dans une situation difficile. La soie artificielle et la soie brute moins chère provenant d'Italie et d'Asie portent ensuite un coup fatal à l'industrie de la soie.

Je n'ai malheureusement pas (encore) pu déterminer depuis quand « notre » élevage a cessé son activité.

Savez-vous comment la soie est fabriquée ? Je vous l'explique ci-dessous.

Tout commence donc avec le ver à soie. Avec le fil qui sort de ses glandes à soie, il tisse un cocon. Lorsque les papillons sortent du cocon, les mâles et les femelles se recherchent pour s'accoupler, après quoi le mâle meurt.

La femelle pond ensuite entre trois cents et cinq cents œufs, puis meurt à son tour. Les chenilles qui éclosent se nourrissent exclusivement de feuilles de mûrier. Une fois adultes, elles tissent leur cocon. Puis tout recommence.

Pour obtenir la soie, le cocon est trempé, puis les fils de soie sont transformés en fil. Celui-ci est teint, séché et filé en écheveaux.

Saviez-vous que la soie a été découverte vers 2700 avant Jésus-Christ dans la Chine ancienne, et ce par hasard ? L'histoire raconte que l'impératrice Leizu, épouse de l'Empereur Jaune, buvait du thé sous un mûrier lorsqu'un cocon tomba dans sa tasse. Stupéfaite, elle vit de magnifiques fils brillants s'effilocher dans le liquide chaud. Ce fut un moment décisif pour l'impératrice : et si elle ramassait ces cocons et faisait tisser les fils pour confectionner une robe ? Le reste appartient à l'histoire.

Une plongée dans la sériciculture

Vous souhaitez en savoir plus sur la production de soie en Ardèche ? Alors, une visite au Musée vivant du Ver à Soie à Lagorce est vivement recommandée. Il s'agit littéralement d'un musée vivant : d'avril à octobre, il abrite plusieurs colonies complètes de vers à soie.

https://lagorceardeche.com/musee-magnanerie

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Publié 02-02-2026 / Copyright © Le Petit Moras